Quand une association compare des devis de sites internet, elle compare presque toujours le prix de création. C'est une erreur de perspective : sur trois ans, la création ne représente souvent qu'un tiers du budget réel. Le reste se cache dans l'hébergement, la maintenance et les interventions imprévues.
« Statique » ne veut pas dire figé. La différence entre les deux familles de sites tient à un seul point : quand la page est fabriquée. Un site WordPress la reconstruit à chaque visite — base de données interrogée, thème assemblé, extensions exécutées. Un site à pré-génération la construit au moment même où vous la publiez. Elle est alors immédiatement disponible à la consultation, sans la reconstruction que WordPress doit refaire à chaque affichage — d'où la rapidité immédiate et l'absence de surface d'attaque.
Côté rédaction, rien ne change pour vous : un back-office, des formulaires de saisie, un aperçu, un bouton Publier. La page est reconstruite et mise en ligne dans la foulée, autant de fois que vous le souhaitez.
Les quatre postes du budget réel
1. La création
C'est le poste visible. Selon l'ambition, comptez :
- 600 à 800 € pour un site vitrine de quelques pages ;
- 1 200 à 2 000 € pour un site complet avec actualités, agenda, page de dons ;
- au-delà de 3 500 € pour un site sur mesure avec espace adhérents.
Méfiez-vous des extrêmes : un site « gratuit » fait par un bénévole a un coût caché (sa disponibilité dans deux ans), et un devis à 8 000 € pour dix pages vitrines finance surtout la structure de l'agence.
2. L'hébergement et le domaine
Un site pré-généré moderne se contente d'un hébergement très simple : 10 à 50 € par mois tout compris, sauvegardes incluses. Un site WordPress demande un hébergement dynamique correct (8 à 30 € par mois) plus des sauvegardes sérieuses, rarement incluses dans l'entrée de gamme. Le nom de domaine, lui, coûte environ 25 € par an.
3. La maintenance — le poste oublié
C'est ici que les budgets dérapent. Un site WordPress vit sur un cœur logiciel, un thème et une dizaine d'extensions qui doivent être mis à jour en permanence. Si personne ne le fait, le site sera tôt ou tard piraté ; si quelqu'un le fait, ce temps se paie — typiquement 300 à 600 € par an en infogérance.
Un site pré-généré n'a pas d'extensions à patcher ni de base de données exposée : la maintenance se réduit aux mises à jour de sécurité du serveur, mutualisées sur l'ensemble des sites hébergés.
4. Les interventions imprévues
Piratage, extension abandonnée par son auteur, mise à jour qui casse la mise en page, formulaire qui cesse d'envoyer les messages : chaque incident, c'est une intervention facturée à l'heure — ou un site cassé pendant des semaines. La probabilité de ces incidents dépend directement de la complexité technique embarquée.
Le calcul sur trois ans
Prenons un site associatif de 8 pages avec actualités :
| Poste | WordPress « pas cher » | Site statique |
|---|---|---|
| Création | 1 000 € | 1 200 € |
| Hébergement (36 mois) | 540 € | 900 € (maintenance incluse) |
| Maintenance / mises à jour | 1 200 € | 0 € (incluse) |
| Incidents (estimation) | 300 € | ~0 € |
| Total 3 ans | ~3 040 € | ~2 100 € |
Le site « moins cher » à la création revient plus cher de moitié sur la durée — sans compter les heures de bénévolat passées à gérer les problèmes.
Les bonnes questions à poser avant de signer
- Qui fait les mises à jour de sécurité, et est-ce inclus ?
- Que se passe-t-il si nous voulons changer de prestataire ? (Le code et le contenu doivent vous appartenir.)
- Les sauvegardes sont-elles automatiques, et testées ?
- Le devis inclut-il la formation de la personne qui mettra le site à jour ?
- Quel est le coût total sur trois ans, tout compris ?
Un prestataire sérieux répond à ces cinq questions par écrit, sans détour.
Descartes met son savoir-faire au service des associations. Nos forfaits sont affichés avec leurs fourchettes de prix, maintenance comprise — parlons de votre projet.